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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 20:22
Fainéants de tous les pays...

 

 

Le mot travail vient du latin tripalium, un instrument de torture à trois pieux pour punir les esclaves récalcitrants ! Dans les lois de Guillaume Le Conquérant datant de la fin du XIe siècle, travailler c’est souffrir, tourmenter, littéralement 

torturer. Avec le temps, ce qui était considéré comme une corvée, prend le sens non plus d’un châtiment, ou d’une marque d’abjection, mais au 

contraire de mérite, de récompense et de gratitude. Dans un tel renversement de situation, le travail qui permet à l’esclavage de durer 

sous des formes modernes, passe pour être libérateur. L’aliénation est à son comble !

 

Le travail est aujourd’hui célébré avec un enthousiasme digne des pires fanatiques religieux. Or cette activité 

souvent conditionnée par la nécessité tue l’esprit, abîme le corps, et insulte l’intellect. « Le travail est probablement ce qu'il y a sur 

cette terre de plus bas et de plus ignoble. Il n'est pas possible de regarder un travailleur sans maudire ce qui a fait que cet homme 

travaille, alors qu'il pourrait nager, dormir dans l'herbe ou simplement lire ou faire l'amour avec sa femme. Le travail peut prendre des tas de forme ; c’est surtout ce qu’on est forcé de faire régulièrement sans en avoir envie, et ce n’est pas encore ça et on le définit, mais on le 

définit bien par des exemples : ce sont les huit heures par jour que le comptable passe à son bureau, les dix heures par jour que le figurant 

gesticule au studio, les ruisseaux de sueurs que le terrassier sécrète sous les poils de son torse brillant. C’est ce qu’on ne peut pas 

s’arrêter de faire quand on a envie de s’arrêter de le faire» (Boris Vian, Citation)

 

L’aliénation du travail maintient l’homme moderne hors de lui-même et le plonge dans une espèce de folie 

qui scandaliserait un Paul Lafargue qui tenait l’activité laborieuse en piètre estime. Dans son Droit à la paresse, on y lit : « Une 

étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie trame à sa suite des misères 

individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du 

travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail […] Dans la société capitaliste, le travail est la cause de 

toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique […] le prolétariat trahissant ses instincts, méconnaissant sa mission 

historique s'est laissé pervertir par le dogme du travail. Rude et terrible a été son châtiment. Toutes les misères individuelles et 

sociales sont nées de sa passion pour le travail […] Notre époque est, dit-on, le siècle du travail ; il est en effet le siècle de la douleur, 

de la misère et de la corruption […] Travaillez, travaillez, prolétaires, pour agrandir la fortune sociale et vos misères 

individuelles ; travaillez, travaillez, pour que, devenant plus pauvres, vous ayez plus de raisons de travailler et d'être misérables. Telle est la loi inexorable de la production capitaliste. »

 

Depuis l’antiquité grecque jusqu’à nos jours le loisir est le critère qui permet de distinguer l’esclave de 

l’homme libre. Si le travail était indigne du citoyen grec, l’homme moderne ne jure que par le labeur en désignant l’oisiveté comme la mère 

de tous les vices. Contre l’opinion de la foule à qui on fait croire que la libération est dans l’aliénation du salariat, Nietzsche déclare que « celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu’il soit d’ailleurs ce qu’il veut : politique, marchant, 

fonctionnaire, érudit. » Il va de soi que le loisir envisagé ici ne doit pas être confondu à la morne ingurgitation de loisirs aliénés de la société de consommation. Face au travail abrutissant, répétitif et désincarné qui signale l’asservissement de l’individu au groupe, le 

dandy oisif préfèrera la pauvreté volontaire et se moquera de la consommation qui légitime l’esclavage moderne.

 

Laissons le dernier mot à Nietzsche qui dans Aurore a infligé de sérieux « coups de marteau » à l’édifice travail : « Dans 

la glorification du travail, dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les 

louanges des actes impersonnels et conformes à l’intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien 

compte, à l’aspect du travail - c’est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir - que c’est là la meilleure police, qu’elle tient chacun en 

bride et qu’elle s’entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car le travail use la 

force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l’amour et à la 

haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi, une société où l’on 

travaille sans cesse durement, jouira d’une plus grande sécurité : et c’est la sécurité que l’on adore maintenant comme divinité suprême.» 

(Texte de Guy Effe)

 

Source : http://www.digression.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=86:faineants-de-tous-les-pays&catid=34:digressions

 

Pour en Lire un peu plus je vous invite à visiter le site : http://www.digression.fr

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Published by Christian Boury - dans Philosophie
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