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12 novembre 2005 6 12 /11 /novembre /2005 00:00
  
 LA SECTOPHOBIE
 
Témoignages d'une chasse aux sorcières en France
 
au début du XXIe siècle.
 
 Ce recueil de témoignages pourrait être dédié à l'ex-premier ministre Pierre Mauroy par qui le scandale est arrivé. En 1982, alors qu'il était en charge des affaires de la France, il confia au député Alain Vivien la t’che de dresser une liste des sectes. L'idée a probablement germé dans le terreau d'une loge du Grand-Orient, dont Vivien et Mauroy étaient membres. Il s'agissait de créer un contre-feu aux affaires de corruption. Alain Vivien " qui fait bien ce qu'on lui dit de faire ", sera l'homme de la situation. " Vous êtes chargé d'étudier les problèmes posés par le développement des sectes religieuses et pseudo-religieuses. Il vous appartiendra, plus particulièrement d'examiner leur statut juridique et financier, tant en France qu'à l'étranger, et de proposer des mesures propres à garantir la liberté d'association au sein de ces sectes tout en préservant les libertés fondamentales de l'individu."( Lettre du premier ministre Pierre Mauroy à Alain Vivien)
 
A cette mission de clarification, somme toute légitime, Alain Vivien allait apporter un zèle particulier en se livrant à une opération de propagande recyclant le " complot de la pieuvre ". Dans certains documents, plagiant les tracts de Vichy, le mot " secte " a remplacé celui de " juif ". Historien de formation, Alain Vivien n'a fait que recopier. La presse demeura indifférente, ou méfiante, comme l'éditorialiste Louis Pauwels, qui dénonça cette magouille politicienne visant à détourner l'attention des scandales qui éclaboussaient le gouvernement Mauroy. Sans doute, " Vivien l'Africain " était personnellement intéressé par un leurre relativisant les scandales des pompes à finances des partis politiques et de leurs chefs. Mais il y avait d'autres raisons plus obscures et ô combien occultes.
 
Quoi de plus impopulaire que les sectes pour faire oublier les travers des frères affairistes. En confiant au député Vivien la mission de dresser la liste noire des associations spirituellement incorrectes, Mauroy imaginait-il que ce précédent historique déclencherait 20 ans plus tard une chasse aux sorcières débordant vers un harcèlement des individus non-conformistes ?
 
Cependant, de 1983 à 1996, les choses en restèrent là, et le rapport Vivien tomba dans l'oubli. Ce n'est qu'en 1995, après l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République, qu'Alain Juppé, premier ministre, convoqua une commission parlementaire chargée d'établir un rapport plus alarmiste que celui de Vivien avec sa maigre liste de 30 sectes. Cette commission recopia pour l'essentiel des " notes " des RG, qui furent les véritables instigateurs de la campagne antisecte qui en résulta. Et, on sait qu'au royaume de la bureaucratie, un agent de la police politique doit concocter des rapports sur tout et n'importe quoi. Selon Patrick Rougelet, ex-commissaire des RG, le rapport Gest-Guyard présentant 173 groupes supposés dangereux, fut fabriqué en catastrophe et médiatisé à outrance pour permettre à certains fonctionnaires des RG de demeurer en poste, tout en débloquant de nouveaux crédits. Selon des sources plus confidentielles, les laboratoires pharmaceutiques qui avaient soutenu la campagne de Jacques Chirac - lui permettant de rattraper son retard sur Balladur - auraient exigé qu'on épingle des " sectes thérapeutiques " pour discréditer les médecines douces. Et Chirac, sponsorisé par les labos, a assuré le contrat. Dès son élection, une guerre contre les médecines non-conventionnelles et contre l'homéopathie, s'engagea avec une virulence singulière. Dans la foulée du rapport parlementaire sur les sectes, l'ordre des médecins fit paraître au début 96, son propre rapport sur les " pratiques médicales sectaires ". Le mot " secte ", claquant comme un jugement sans appel, servit à discréditer ce qui dérange les lobbies dont les politiciens sont les débiteurs.
 
Les français sont loin d'imaginer que " l'affaire des sectes " est un coup politico-financier où se croisent des intérêts sans rapport avec les associations concernées, et qui ont servi de bouc-émissaires. Rappelons que 90 % de ces groupes n'ont jamais commis de délit et qu'avant le rapport parlementaire, leur dossier était vierge. Les conséquences de la diffusion d'une liste surréaliste de 173 groupes " dangereux ", présentés comme des milices armées prêtes à subvertir la République, ne se firent pas attendre. Comme aucun journaliste, aucun élu, ni aucun fonctionnaire, n'avaient entendu parler de cette armée de sectes antérieurement, chacun suspecta le moindre cercle de poètes disparus. Des estafettes de " gendarmes de Saint-Tropez " sillonnèrent les campagnes à la recherche de sectes improbables. Des gendarmes interrogent des " suspects ", en leur demandant s'ils sont végétariens, ou si leur croyance dans le Christ est de bonne orthodoxie.
 
( Les gendarmes demandent à une jeune femme si elle allume des bougies chez elle ! ) Un des critères de l'inquisition pour identifier les " hérétiques " était la " p’leur des abstinents de viande " ! Lors de l'élimination des manichéens, l'Eglise édicta qu'un laïc ne mangeant pas de viande et ne buvant pas de vin, était hérétique. Aujourd'hui, c'est une belle-mère apeurée qui appelle l'ADFI parce que son gendre ne boit plus d'apéritif. Est-il tombé dans une secte ? Lors d'un stage de formation pour les douaniers organisé par un psychiatre, on a entendu : " Attention s'il arrête subitement de fumer ou s'il refuse la convivialité d'un verre d'alcool ! " Cela ne s'invente pas.
 
Dès 1996, n'importe quelle association paisible, tournée vers la spiritualité, la recherche philosophique et ésotérique ou les médecines alternatives, bascula dans le grand fourre-tout sectaire. Le moindre rassemblement de dix idéalistes, préconisant un mode de vie différent, fut tourné en ridicule, et dénoncé comme une menace pour l'ordre établi. Le praticien d'une méthode thérapeutique, regroupant quelques patients lors un stage de santé, devint suspect de liaison avec une " secte-mère ", ou se réveilla dans la peau d'un " gourou masqué ".
 
Pour résumer l'ambiance, la presse titra : " Sectes : la chasse est ouverte ! "
 
En 1998, les deux associations antisectes ADFI et CCMM furent chargées par le Garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, de " déterrer plus d'affaires de sectes ", en organisant la délation des parias qui pourraient être en relation avec une organisation supposée " sectaire ". Pourquoi ce zèle ? Parce qu'en réalité les scandales de sectes sont aussi rares qu'un crash de Boing sur le centre de Paris. C'est avec perspicacité qu'en 1985, Louis Pauwels écrivait dans le Figaro : " On nous prépare des scandales de sectes. Je le vois. Je le sens." Le massacre de l'OTS maquillé en " suicide collectif ", lui donna raison et servit d'allumage.
 
Mais qu'est-ce donc qu'une " affaire de secte " pour l'administration Une simple procédure de divorce mettant en cause un membre d'un groupe répertorié, peut devenir une " affaire de secte ". Ce qui touche la vie privée d'un " adepte d'une secte ", ses problèmes professionnels, ses déboires personnels, ses amendes ou les injustices qu'ont lui a fait, tout sera reporté sur la secte pour en démontrer la perversité. C'est comme si on tenait l'Islam responsable des délits de voyous issus de familles musulmanes, ou qu'un acte de pédophilie commis par un prêtre impliquerait la responsabilité directe du Saint-Office. Le rapport " les sectes et l'argent " de 1999 fut établi sur de telles confusions préméditées. Un commerce de pièces détachées pour automobiles a pu être considéré comme " filiale de secte " au motif que son propriétaire était membre d'un groupe.
 
On pourrait en déduire que le patrimoine d'une famille catholique appartient de fait au Vatican. On mesure l'inconscience des technocrates pour lesquels une secte n'est qu'une entité virtuelle qu'on peut harceler de toutes les façons. Mais, en réalité, en s'attaquant à une association, on finit par démolir des personnes à titre privé. De la répression fiscale et administrative des associations, on a glissé automatiquement vers la persécution des individus. Dès lors, la rumeur, le ressentiment, ou la jalousie trouvèrent à se déchaîner légalement, puisque l'Etat légitimait le droit de persécuter les réfractaires à la pensée dominante. Sur quels critères s'opère l'identification de ces dissidents ?
 
 
 
 
 
 
 
 
  L'ADFI a dressé une liste exhaustive de " symptômes sectaires ". En résumé, voici les critères identifiant le membre d'une secte : " changement de mode vestimentaire, courrier abondant, nombreux appels téléphoniques, changement de régime alimentaire, long temps de lecture et de méditation, voyages à l'étranger, déplacements en semaine ou le week-end, nouveaux centres d'intérêts, emprunts bancaires..." De quoi envoyer au bûcher le quidam qui n'est pas devant la télé un soir de coupe du monde. Avec des " symptômes " aussi ridicules " qu'un changement de régime alimentaire ou un long temps de lecture ", on comprend pourquoi la chasse aux sectes a dérivé vers une chasse à l'homme. Ainsi, il est fréquent que des femmes racontent que leur époux a contacté l'ADFI parce que madame serait tombée sous l'influence d'une secte. Plus prosaïquement, on découvre que madame négligeait son " devoir conjugal ". Voilà à quoi sert l'association pour la défense des familles, reconnue d'utilité publique ! Généralement, l'enjeu est l'obtention de la garde des enfants lors d'un procès de divorce. Si l'un des conjoints se rend une fois par semaine à une activité qui touche à la spiritualité ou au développement personnel, l'ADFI démontrera qu'il délaisse le domicile conjugal parce qu'il est embrigadé par une secte, et qu'en conséquence, il " pourrait mettre en danger l'équilibre de ses enfants ".
 
Le journal Le Point souligna : " Si vous voulez nuire à quelqu'un, dites qu'il est dans une secte ! " L'Omnium des Libertés a voulu s'assurer qu'il existait une réelle persécution contre des particuliers en raison de leurs croyances ou de leur mode de vie. Il fallait en obtenir les preuves enregistrées et filmées. C'est pourquoi, nous avons organisé une série d'auditions publiques afin de recueillir les témoignages de ceux qui s'estiment agressés dans leur liberté de conscience. Pour mener ces auditions avec objectivité, nous nous sommes adjoints l'assistance de Christian Cotten, psychosociologue et du docteur Erick Diétrich, victimologue. Leur écoute professionnelle a permis d'écarter ce qui pouvait relever du délire de persécution. Et comme il manquait une note musicale à ce panel d'experts cérébraux, la chanteuse Nayah est venue mettre la touche d'’me qui manquait.
 
De mars à juin 2000, des auditions publiques ont eu lieu à Paris, Marseille, Lille, Lyon, Rennes, Tours et Auxerre. Ces auditions ne révèlent pas l'ampleur de la persécution, premièrement, parce qu'il est impossible de connaître toutes les victimes, et deuxièmement, parce que la plupart d'entre elles ne désirent pas se manifester, par pudeur ou peur de représailles. D'autre part, notre commission a été harcelée par l'ADFI qui est intervenue pour faire interdire ces réunions en menaçant les hôtels qui acceptaient de nous louer une salle de conférence.
 
Enfin, il faut signaler que les organisations n'aiment pas que leurs membres témoignent des persécutions privées qu'ils subissent. N'oublions pas que le problème des sectes est fondé sur un malentendu secto-sectaire. La secte, c'est toujours l'autre. Ce qui autorise le grand-inquisiteur Alain Vivien à affirmer : " On peut leur faire tout ce qu'on veut car ils sont divisés."
 
Parmi les centaines d'associations accusées injustement, très peu se sentent solidaires, et elles demeurent souvent indifférentes aux déboires de leurs membres. Nous recevons les appels de personnes isolées, privées de soutien fraternel et sans recours face aux autorités.
 
Ce constat est particulièrement pénible, car s'ils acceptaient de se serrer les coudes, les milliers de citoyens fichés abusivement comme " sectaires ", pourraient redresser la situation aussi vite qu'elle s'est dégradée. Il suffit d'exiger le strict respect des lois de la République. D'autre part, il faudrait que les victimes sans appartenance, thérapeutes ou spiritualistes indépendants, reconnaissent que le mythe des sectes dangereuses est un bluff, et qu'ils ont été eux-mêmes contaminés par la propagande antisecte. Mais, certains trouvent confortable une " collaboration " tacite avec l'inquisiteur, car ils n'ont pas compris que le mobile réel de la campagne antisecte est de créer une crise afin de normaliser la société en modifiant les lois qui garantissent la liberté de conscience. Au nom du spirituellement correct, on crie un peu vite " Haro sur la Scientologie ! " en croyant échapper à la rafle, ou parce qu'on s'estime tellement " évolués spirituellement ", mais on démontre ainsi qu'on est désinformé. Etre évolué, c'est reconnaître que chaque type humain a des besoins psychiques et spirituels qui peuvent être opposés aux nôtres. Vous avez dit " sectaires " ?
 
Qu'on se demande pourquoi le docteur Yves Jullien a été poussé au suicide, et on comprendra que l'étiquette de " gourou " sert à éliminer les esprits originaux.
 
Parmi les 150 cas auditionnés, nous avons sélectionnés quelques dizaines d'histoires significatives. Diffamation, licenciement, perte des droits parentaux, en passant par l'agression verbale et physique, la dépression et, comme dans le cas du docteur Jullien, un harcèlement qui peut conduire un homme structuré jusqu'à la dernière extrémité. Il y a cent fois plus de victimes de la chasse au sorcières que de victimes des sectes ! C'est ce constat que nous voulons vous faire partager. Sait-on que pour un transfuge mécontent des services de la Scientologie, on compte une dizaine de scientologues ayant perdu leur emploi à cause de leur religion ? Raëliens tabassés, membres d'Horus emprisonnés, enfants retirés à leurs mères dans le groupe La Famille, locaux de la Nouvelle Acropole explosés par une bombe, etc... pour ne citer que les affaires spectaculaires, sans omettre les persécutions ordinaires : ruptures de bail, empêchement de louer et d'acheter un local ou un terrain, interdictions bancaires, ruptures de contrats d'assurance, taxation abusive, contrôles fiscaux à répétition, interdiction de vente, refus de permis de construire, interdiction de culture agricole, d'enseignement, de vie communautaire, déclassement dans la fonction publique, interdiction d'exercer dans le para-médical, internements psychiatriques abusifs, empêchement de recevoir un héritage, mise en tutelle, divorces, retraits des droits parentaux, brimades, insultes, mépris, humiliation...
 
Certains se sont réfigiés à l'étranger, parfois par groupes entiers et d'autres se cachent pour ne pas en supporter davantage.
 
Effrayé par notre action, Alain Vivien, a pleurniché auprès du premier ministre pour faire interdire nos auditions publiques, en prétextant qu'il s'agissait de " séances d'hystérie collectives ". Et, il a prétendu qu'aucun membre d'une secte n'a été condamné à ce titre, ce qui est absolument faux. Non seulement les membres des groupes figurant sur la liste noire sont éreintés dans leur vie privée, mais ce sont des milliers de citoyens sans lien avec une secte, qui sont la proie du système Vivien.
 
" LA SECTOPHOBIE : témoignages d'une chasse aux sorcières "
 
Le livre qui fait grincer les dents des inquisiteurs avant même sa parution. Il présente les divers types d'attaques contre des particuliers et des associations. Point " d'hystérie collective " comme le prétend Alain Vivien, mais une collection de preuves d'autant plus fortes que ces témoignages sont exprimés sereinement dans la dignité. Une large diffusion de ce document permettra de faire avancer notre action.
 
Merci.
 
Parution fin 2000 - Editions des 3 Monts - 128 pages comportant 50 témoignages. (Prix public 85 F)
 
Tarif revendeur / Prix en quantité à partir de 10 exemplaires : 65 F TTC Commandes et règlement : Omnium des Libertés - 40 rue du Paradis 76530 Grand-Couronne
 
 
 
 
 

 
  
        

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Published by Christian - dans Actualités
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