Une étude universitaire vient encore démontrer l'innutilité et le manque de sérieux de la politique anti-sectes du gouvernement Belge
Une récente étude universitaire(1) affirme que les membres des minorités spirituelles appelés dédaigneusement "sectes" ne sont pas manipulés psychologiquement et que la liste des sectes devrait être supprimée.
Cette étude, fait partie d'un programme de recherche scientifique sur la cohésion sociale qui a pour mission selon Marc Verwilghen (2), ministre de l'économie, de l'énergie et des affaires étrangères, de permettre au membres du gouvernement fédéral d'approfondir leurs connaissances scientifiques sur des sujets délicats. Les auteurs de cette étude sont le professeur Vassilis Saroglou, et les docteurs Louis-Léon Christians, Coralie Buxant et Stefania Casalfiore de l'UCL/ Francophone Catholic University of Louvain-la-Neuve.
L'équipe scientifique composé de psychologues et d'experts interdisciplinaires affirme entre autre que c'est un non sens d'empêcher ces mouvements spirituels appelés dédaigneusement "sectes" de s'exprimer au travers des médias en installant un "cordon sanitaire" autour des sectes.
Cette étude vient donc faire écho aux nombreuses mises en garde de l'OCSE envers la Belgique pour sa politique discriminatoire envers les minorités religieuses.
L’OSCE recommande ainsi à la Belgique qu’un non-respect de la loi concernant une minorité religieuse ne nécessite pas de nouvelles lois sur ces dernières, l’arsenal législatif existant étant suffisant. Il a été également rappelé depuis plusieurs années de ne plus utiliser le terme péjoratif « secte » dans les textes officiels.
Le 28 Juin 2005 la Cour d’appel de Bruxelles a d'ailleurs rendu un arrêt allant dans le même sens, qui conclu :
« […] a jugé que le texte du rapport de l’enquête parlementaire visant à mettre en place une politique de lutte contre les pratiques illégales de sectes et le danger qu’elles représentent pour la société et les individus, plus particulièrement les enfants, daté du 28 avril 1997 et se rapportant à l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu, a été rédigé d’une façon négligente et qu’il doit être jugé comme une erreur […] ».
Récemment la Justice Belge démontrait également qu'un raëlien n'a rien de dangereux malgré les efforts du gouvernement pour faire croire le contraire. En effet après des accusations graves sur le mouvement raëlien inspirées des informations antisectes non vérifiées et propagées par le gouvernement belge, Le jugement prononcé le 12 décembre 2005 accorde enfin la Nationalité Belge au Raëlien Daniel MICAN.
Nous espérons que ces quelques faits récents rappeleront l’importance de mettre un terme à l’ingérence des pouvoirs publics dans les affaires intérieures d’organisations religieuses et philosophiques et de renoncer à toute politique discriminatoire à l’égard des minorités religieuses et philosophiques, notamment en abrogant la loi d’exception créant le Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles et la Cellule de coordination de la lutte contre les organisations sectaires nuisibles.
(1) a scientific study concerning sects : Contested religious movements: Psychology, law and policies of prevention ; A summary of the study in several languages can be found at: http://www.belspo.be/belspo/fedra/proj.asp?l=fr&COD=SO/10/071
the final report was published by the Academia Press in Ghent. A summary of the report is on the website of the Science Policy federal department www.belspo.be/fedra.
(2) On 15 December 2005, Mr Marc Verwilghen, Minister of Economy, Energy, External Trade and Science Policy, was asked a question by Senator Luc Willems (1) (VLD/ Flemish Liberal Party) about a scientific study concerning sects : Contested religious movements: Psychology, law and policies of prevention.
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